|
Cantique des Matines du lundi.
Somno refectis artubus, spreto cubili, surgimus: nobis, Pater, canentibus adesse te deposcimus.
Te lingua primum concinat, te mentis ardor ambiat, ut actuum sequentium tu, Sancte, sis exordium.
Cedant tenebrae lumini et nox diurno sideri, ut culpa, quam nox intulit, lucis labascat munere.
Precamur iidem supplices noxas ut omnes amputes, et ore te canentium lauderis in omne tempore.
Praesta, Pater piissime, Patrique compar Unice, cum Spiritu Paraclito regnans per omne saeculum. Amen.
|
Le sommeil a refait nos membres, méprisant le lit, nous nous levons; Père, pendant que nous chantons, nous t'en prions, sois avec nous.
Que, la première, te chante notre langue, qu'ardent, notre esprit te recherche, pour que, des oeuvres qui vont suivre, toi, Saint, tu sois le principe.
Que l'ombre cède à la lumière et la nuit à l'astre du jour, pour que le péché apporté par la nuit s'efface au don de la lumière.
Nous t'en prions et supplions : daigne extirper tous nos forfaits, et notre bouche qui te chante en tous temps te glorifiera.
Exauce-nous, Père très bon, et toi, l'Unique égal au Père, avec l'Esprit Consolateur, qui règnes aux siècles des siècles. Amen. |
Il est à noter que dans ces cantiques anciens, des expressions peuvent nous choquer si on les considère seulement au sens premier. Dans l'Ecriture, le symbole du péché est représenté par la mer ou par les ténèbres de la nuit. D'où lorsque l'auteur dit "méprisons le lit" c'est parce que celui-ci veut imager le lit comme étant le symbole de la mort... et est immédiatement suivi de "nous nous levons" : image de la Résurrection. Ainsi, les journées sont ornées de tous ces petits symboles. Ces expressions permettent de découvrir toute la symbolique qu'une vie ordinaire renferme. Recommandez (72) | L'article sur votre site ? | Pages vues: 676
|