Bienheureux les doux car ils possèderont la terre. (Mt 5/5.)
La véritable douceur du Fils de Dieu consiste en ceci : qu’Il soumette sa volonté à celle du Père » nous dit Saint Thomas. La béatitude de la douceur est comme le fruit propre de cette obéissance qui, sans le don de conseil, ne pourrait pas s’exercer..
La béatitude de la douceur vient préciser la manière dont la béatitude de la miséricorde doit s’exercer. La béatitude de la miséricorde est la béatitude de l’apôtre. La béatitude des doux est beaucoup plus contemplative. On pourrait presque la réserver à la vie contemplative.
L’Evangile nous manifeste la DOUCEUR DU CHRIST.
- Dans le mystère de Noël : c’est la douceur de Celui qui est tout petit, de Celui qui n’est qu’Amour ; c’est une douceur très voilée que l’on devine à travers les silences de l’Ecriture.
- Dans sa vie apostolique, la douceur de Jésus est immédiatement liée à sa miséricorde : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. »
- Jésus nous apporte la surabondance de cet amour. Il est venu pour que les brebis aient la vie et l’aient en abondance (Jn. 10/10). Mais Il se présente à nous comme celui qui demande. Demander pour donner est la manière la plus douce de donner.
- La douceur du Christ est une douceur divine qui vient directement de l’amour. Elle est loin de la faiblesse. Il faut d’ailleurs se rappeler la fermeté du Christ en face des Pharisiens. La douceur du Christ se fonde sur une grande force. Il faut être très fort pour être doux.
- Le Christ vit la béatitude de la douceur à l’agonie et sur la Croix où se manifeste la force d’âme de Jésus. Cette force d’âme, cette patience, font de lui le Martyr par excellence. Il exerce ses qualités dans la douceur de l’Agneau.
Le DON DE CONSEIL met notre jugement pratique de prudence infuse immédiatement sous la lumière de l’Esprit Saint. Le don de conseil connaturalise notre jugement pratique de prudence aux exigences d’amour de l’Esprit Saint, réglant par là toutes nos activités d’une manière nouvelle. La Prudence acquise a un rôle de connexion, un rôle royal. Elle noue tout l’édifice moral et règle toute la vie morale, jugeant et ordonnant les moyens en vue de la fin poursuivie. Recommandez (53) | L'article sur votre site ? | Pages vues: 698
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