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Page 1 sur 9 La vie monastique de Saint Basile. Saint Basile, très riche personnage dans sa vie, se convertit subitement puis, pendant six années, il vivra en ermite dans un endroit reculé et dans le plus grand dénuement. Il fondera des petits monastères dont les religieux seront soumis de plein gré à une règle stricte. Par la suite, il recevra le Sacerdoce...
Basile demeura cinq années dans la solitude. Ce que Grégoire lui reprochait en jouant, et en cachant l'admiration sous la raillerie, était vrai : son austérité lui avait fait choisir l'existence la plus dure. Ce riche citoyen — car, après la division des biens paternels, chacun des enfants d'Emmelie s'était encore trouvé fort riche, et des causes inconnues avaient même donné aux biens de chacun une plus-value extraordinaire — s'était fait la vie d'un pauvre. Une seule tunique et un seul manteau composaient sa garde-robe; son lit était une planche ou un tapis posé à terre; du pain, du sel, quelques herbes suffisaient à ses repas; l'eau claire de la montagne apaisait sa soif. Grégoire de Nazianze a peint d'un mot expressif cet homme chaste, pauvre, amaigri par les jeûnes, pâli par les veilles, en disant qu'il était « sans femme, sans bien, qu'il n'avait presque plus de chair et presque plus de sang. » Dans une longue lettre à son ami, Basile décrit la vie des solitaires d'Annesi. Nous devons l'analyser, car elle donne comme la première ébauche des règles détaillées qu'il tracera plus tard, en même temps qu'elle résume les instructions que dès lors il adressait aux compagnons de sa retraite.
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