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Isaïe (première partie) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
Isaïe (première partie)
Jérusalem au 8ème siècle av. J.C
Formation d'un prophète
Vision inaugurale et Vocation Prophétique
Scandales de Samarie
Première prédication à Jérusalem
Débuts de la guerre de 735
Action d'Isaïe (siège de Jérusalem)
Seconde invasion de Teglat-Phalasar
Débuts de prédication de Michée
Siège et chute de Samarie
Réforme d'Ezéchias

Siège et chute de Samarie (724-721)


    En 731, Téglat-Phalasar III, qui avait subjugué la Syrie, la Phénicie et la Palestine, et reçut un tribut de cent cinquante talents d'or du roi de Tyr, se retourna contre ses ennemis du Sud; Babylone était alors dans un état d'instabilité politique permanent. En 729, Téglat-Phalasar y descend pour y prendre le titre de roi de Babylone. Mais il meurt en 727. Son fils Salmanasar V, qui était gouverneur de Syro-Phénicie, lui succède.
C'est alors qu'Osée, roi de Samarie, amorce une première tentative de révolte contre ses suzerains assyriens. Mais dés l'intervention de ceux-çi, il se soumet, avant que le siège ne soit mis par eux devant Samarie.
Salamanasar meurt en 722. A cette date il y a déjà longtemps qu' "Osée" a recommencé ses intrigues contre l'Assyrie... L'un des personnages d'alors les plus influents en Palestine et en Phénicie est un certain Sib'O, général et diplomate égyptien, émissaire du Pharaon de Menphis. Pendant 7 à 8 ans, Sib'O ne cessera de créer des ennuis à l'Assyrie et de pousser à la révolte les princes riverains de la Méditerranée.
Quelle fût l'attitude d'Isaïe pendant les dix années qui vont de 731 à 721 ? Son attention est absorbée par le drame qui se déroule dans le royaume du Nord. Le prophète ne cesse de blâmer avec énergie, la folle politique de prestige et de résistance que poursuit la cour de Samarie. D'une âme navrée, il voit lentement s'accomplir l'irréparable et se resserrer le garrot qui étrangle ses frères du Nord.
Voici un poème magnifique pour tenter d'ouvrir les yeux : Is.28/1-6). Les vers 5 et 6 sont consacrés au RESTE auquel Isaïe moins que jamais, ne cesse de penser depuis qu'il a célébré les gloires futures d'Emmanuel. (Is. 29/15-24)
En même temps qu'il blâme en termes très vifs ceux qui s'imaginent cacher leurs intrigues à Yahweh, Isaïe réitère ses promesses pour le temps où Ezéchias montera sur le trône de Juda.

Par la composition de sa conclusion, un petit oracle qui rappelle le grand poème sur l'hypocrisie religieuse semble dater de la même époque (29/13-14).
Le conflit avec les politiciens, les riches et les prêtres rebondissait sans cesse. A l'occasion d'une grande fête religieuse au Temple de Jérusalem, ces opposants prirent à parti Isaïe, comme Amos avait été apostrophé à Béthel. Le prophète se rebiffa avec énergie (28/7-13)
Tandis qu'Isaïe poursuivait ses efforts en vue du redressement de Jérusalem et que Michée s'attendait au pire, le royaume de Samarie glissait inexorablement vers sa fin. Avant que Salmanasar V ne meurt, Osée était passé définitivement à la révolte ouverte. Les armées assyriennes après avoir de nouveau ravagé son royaume, étaient venu camper devant Samarie et avaient décidé d'en finir.C'était en 724-723. Le siège dura trois ans.
Pendant que durait le siège de Samarie par les assyriens, Sargon monta sur le trône de Ninive. Il n'était pas de race royale, mais au moment où il s'empara du pouvoir, à la mort de Salmanasar, il exerçait les fonctions de général ou de gouverneur de province.
Au début de l'année 721, Samarie tomba, réduite par la famine et les assauts des assiégeants. Sargon trouva, dans la ville, cinquante chars. Il donna l'ordre d'emmener en captivité 27.290 personnes. Toute la cour, la noblesse, les prêtres et les scribes furent déportés. La ville fut repeuplée par des imigrés étrangers.
Après les victoires de Sargon sur la vallée côtière, Jérusalem dut payer l'impôt au roi de Ninive. Tout le Proche-Orient méditerranéen -sauf l'Egypte- ne fut plus qu'un vaste empire colonial aux mains d'un maître dur et absolu.



 
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