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Page 5 sur 12 Les scandales de Samarie
Isaïe eût un fils. Mu par l'inspiration, son père lui choisit un nom tout lumineux d'espérance : Shear-Iashou, c'est-à-dire : un reste reviendra, c'est-à-dire : l'élite du peuple reviendra à Yaweh 1/2-3 : Isaïe y compare l'attitude actuelle de Samarie à une révolte de fils contre leur père, ce qui, à l'époque, était puni de mort par la Loi. Les deux derniers vers du quatrain (v.3) jettent en pleine figure, au peuple, comme un coup de fouet, l'accusation de stupidité. Israël n'est pas seulement ingrat. Il est plus bête qu'un boeuf ou un âne capable de rentrer seuls à l'étable. Oublierait-il Yahweh qui le nourrit, l'abrite, et en est le propriétaire ?
5/8 sq Les malédictions. Il est probable qu'il s'agît là, non d'un grand poème, mais de sentences d'abord isolées, puis groupées comme le furent les péricopes du Sermon sur la montagne dans les Evangiles. La prédication d'Isaïe prend pour thèmes : l'apparition de Dieu dans le Jour du Seigneur, la Parousie.
2/6 sq La Parousie de Yahweh : Première strophe : La pourriture dorée de Samarie. Au premier plan : Le magiciens, les enchanteurs, les sorciers... Au second plan : la richesse. Enfin le jour de Yahweh : Au milieu des donjons écroulés Yahweh se dresse triomphant.
Ainsi la première prédication d'Isaïe relative au royaume de Samarie est d'un accent presque totalement pessimiste. La seule lueur d'espoir est dans le nom qu'il donne à son fils. Mais cette conversion d'une élite peut être essayée à Jérusalem.
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