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Page 8 sur 12 L'action d'Isaïe durant le siège de Jérusalem par les Araméens et lors de l'intervention assyrienne (734).
Tandis qu'Isaïe renonçait à convertir les habitants de Juda, la guerre suivait son cours. « C'est alors que Rason, roi d'Aram et Peqah, roi d'Israël, montèrent contre Jérusalem pour l'attaquer. lls L'assiégèrent, mais ne purent s'en emparer. » Dés avant le siége, Isaïe avait prédit aux femmes de Jérusalem les outrages qu'elles subiraient de la part des soldats (Is.3/16-17-24)
A la même époque Isaïe brosse le tableau lamentable des veuves et des filles sans maris. Les hommes seront massacrés dans l'armée, aussi les femmes ne trouvent-elles plus d'épouseurs. Le prophète commence à s'adresser à Jérusalem personnifiée. (Is.3/25-26 4/1)
Dans Jérusalem s'élevait le désespoir des réfugiés apprenant que leurs villages étaient en cendres. Isaïe voyait s'exécuter les menaces proférées par Yahweh dans la vision de sa conversion. Il exprima toute l'étendue de ce désastre en un poignant poème. ( Is.1/4 à 9).
Le départ de Téglat-Phalasar qui semblait éloigner de Samarie tout danger imminent, fut en effet pour le royaume d'Israël l'origine de nouvelles vicissitudes. Rason se retourna contre Osée, le nouveau roi et d'accord avec les Philistins de la côte s'efforce de lui mener la vie dure, car le roi de Damas n'avait pas renoncé à poursuivre son duel avec l'Assyrie et il considérait désormais le roi de Samarie comme son ennemi. (Is.97 à 19 ) (10/1 à 4-5/25). Le tableau d'ensemble du délire d'un peuple est l'un des plus grands qu'ait brossé lsaïe. Comme dans le poème de la Parousie, Yahweh se dresse, vengeur sur un pays livré à la folie, à l'orgueil, à la haine. Les violences, la guerre civile et les oppressions mèneront le peuple à la ruine et à la mort. A chaque reprise du thème qui l'obsède, Isaïe sait enrichir, approfondir, et étendre sa vision prophétique d'un monde voué à la damnation.
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