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La première de 626 à 609 sous le règne de Josias.
Peut-être le prophète avait-il vingt ans quand il se mit à prêcher à Jérusalem et aux environs. La situation religieuse et morale qu'il avait devant lui n'était pas brillante. Les tendances invétérées du peuple, l'exemple des rois et l'influence assyrienne avaient travaillé à contaminer le Yahvisme. Yaweh était comme le Dieu national à qui l'on a recours dans le péril ; mais suivant l'expression d'Elie on clochait des deux pieds.
Deux sortes de faux dieux:
Le premier, comprenant les baals et Astartés d'origine locale ou phénicienne avait son culte hors des villes, sur les hauts lieux, et admettait des sacrifices humains ;
le deuxième comprenant l'armée du ciel, c'est-à-dire les dieux astraux d'Assur avait son culte sur les terrasses des maisons et semble avoir comporté des rites plus simples. Comme Osée, Jérémie fait le procès des hauts lieux et s'en prend au culte immoral et sanguinaire qu'on y célèbre.
Il dénonce aussi le formalisme et les marchandages qui sévissent dans le culte regulier du Temple. Il est scandalisé par les injustices sociales et la vie morale bien imparfaite de ses contemporains. A l'en croire le mal est général.
- La réforme de 622.
Il est vraisemblable que Jérémie a coopéré à la réforme en restant à son rang qui n'est pas encore le premier. Il est ami de la famille de Saphan, un des promoteurs de la réforme. Ses sentiments sont en faveur du roi de la réforme ; enfin sa doctrine est souvent Deutéronimique (circoncision du coeur, amour de Dieu).
* Le scandale de 609.
La réforme religieuse allait de pair avec une politique d'indépendance nationale. Aussi lorsqu'en 609 le Pharaon Néchao II accourut à l'aide de l'Assyrie Josias voulut empêcher l'expédition. Mais il fut tué au combat de Mégiddo. Cette mort dut être un coup rude pour les promoteurs de la Réforme : le roi s'était attaché à suivre le Deutéronome. 2 Ch 36/25 donne la lamentation que Jérémie composa sur Josias.
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