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Annuaire Reflexion spirituelle Saints

Saint Basile - Sacerdoce Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
Saint Basile - Sacerdoce
Election d'Eusèbe
Contestation de l'élection
arianisme et idolâtrie
Grande colère de Julien
Persécutions sanglantes
Ordination de Basile
Mort de Julien
Retour de l'arianisme
Appel de Grégoire à Basile
Victoire sur l'arianisme
Basile auprès d'Eusèbe
contemplation et action
lutte contre la famine
talents d'autorité
égarement de Césaire
Césaire miraculé et baptisé
Mort de Césaire
Abandon de la succession

Contemplation et action

Un des traits de celui-ci, c'est la facilité avec laquelle, des plus hautes spéculations de la piété, il descend aux affaires communes et au soin des intérêts publics, quand les circonstances le demandent. Homme de contemplation et d'action tout ensemble, nous le verrons, dans la suite du récit, différer par là de son ami Grégoire, chez qui, à mesure que la vie avance, le contemplatif l'emporte chaque jour davantage sur l'homme d'action. Basile, à Césarée, s'occupa d'une foule d'œuvres extérieures. Il devint le patron des pauvres et organisa l'hospitalité des étrangers, des infirmes et des vieillards. Vers 367 ou 368, la Cappadoce fut affligée par une terrible famine. Un hiver très sec, un printemps sans eau, le brusque passage d'une température glaciale à une chaleur torride, avaient détruit tout espoir de récolte et préparé la disette. On vit, à l'époque de la moisson, les cultivateurs s'asseoir désespérés dans leurs champs, en regardant avec des yeux plein de larmes leurs femmes et leurs enfants qui, dans le temps où le blé tombe habituellement sous la faucille, arrachaient à grand-peine d'un sol desséché et fendu par le soleil quelques herbes jaunies. Des pères vendaient leurs fils pour avoir du pain. La situation de la Cappadoce, éloignée de la mer, séparée de tout port par des montagnes, rendait le ravitaillement presque impossible. Personne ne paraît l'avoir tenté. Les magistrats, comme frappés de stupeur par une calamité sans précédent, ne prirent pas de mesures pour subvenir à la détresse publique.



 
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