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Page 1 sur 9 Ezéchiel – sa vie Le fils de Buzi est un prêtre déraciné de Jérusalem (Ez.1,3.) A trente ans il fut appelé au Prophétisme. La date de son arrivée en Babylonie n'est pas connue. On peut penser qu'il fut l'un des déportés de 597, avec Joiakin, après la révolte contre Nabuchodonosor.
En 593 il eût sa visite inaugurale. Elle se localise prés du canal artificiel, au Nord de Babylone, canal qui quittait l'Euphrate et rejoignait le fleuve au sud d'Our. Peut-être les exilés travaillaient-ils au système d'irrigation de Babylonie ! Une théophanie grandiose lui apparait, venant du Nord Dans l'orage et la nuée, la Gloire de Yahweh. C'est l'investiture du Prophète, à qui est confiée la "Parole de Yahweh, destructice et vengeresse : mais comme nous sommes à lâge du livre, cette Parole est inscrite sur un rouleau qu'Ezéchiel doit s'assimiler pour en prêcher le contenu. Dieu n'abandonne donc pas son peuple exilé.
Dés lors son histoire se confond avec sa prédication, sa personnalité se révèle à nous à travers diverses interventions dans la vie religieuse et sociale. Placé dans le canon entre Jérémie et Daniel il tint à la fois de l'un et de l'autre et mérite que l'on souligne cette double parenté.
Ezéchiel est prêtre. Le Temple est sa préoccupation majeure, qu'il s'agisse du Temple présent qui est souillé par des rites impures (8) et que quitte la Gloire de Yahweh (10) ou du Temple futur, dont il décrit minutieusement le plan (40-42) et où il voit revenir Dieu (43). Il règle pour l'avenir le rôle des desservants, le détail du culte et le calendrier religieux (44-46). Il a le culte de la Loi et, dans l'histoire des infidélités d'Israël (20), le reproche d'avoir "profané les sabbats" revient canne un refrain. Il a horreur des impuretés légales (4,14 ;44,7), et un grand souci de séparer le sacré du profane.
Par ses visions, Ezéchiel est un initiateur. La vision si compliquée et si mystérieuse du char de Yahweh (13), celle des ossements desséchés (37), celle des fautes de Jérusalem (8-11), sans oublier les neuf derniers chapitres du livre (40-48), constituent un ensemble étrange ou se trouvent unies aux plans de l'architecte le plus habile (40-42) et aux prescriptions du juriste le plus précis (44) des perspectives d'un schématisme enfantin (48) et des représentations d'un symbolisme gracieux, mais purement idéal (47/1-20).
Si Ezéchiel a été l'homme des grands tableaux, c'est qu'il avait un tempérament de visionnaire. D'autres pages comme l'allégorie de la lionne et des lionceaux (19), celle de la vigne stérile (15) le soulignent.
Ezéchiel tout naturellement interprète ses propres expériences comme une leçon prophétique. Que ce soient la mort de sa femme (24,15), une maladie mystérieuse et prolongée (4,4-17) et peut-être même le mutisme dont il est, à certaines époques, affligé (3,26 ; 24,27 ; 33,22). Tout cela devient pour lui leçon surnaturelle et occasion d'un oracle de Dieu.
Depuis sa vocation (593) jusqu'à sa vision du Temple reconstruit (573), Ezéchiel aurait exercé un ministère de vingt deux ans, dont le sommet est marqué par la prise de Jérusalem (587).
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