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3- La CHUTE de JERUSALEM et La PREDICATION DE L'ESPERANCE.
Les évènements se précipitent. En 589, Nabuchodonosor part en guerre vers l'ouest. Ezéchiel tonne contre Sédécias qui a rompu le serment fait à son suzerain. Le début du siège est marqué par deux actions symboliques (24,1-14). Peu avant la chute de la ville, Ezéchiel entre dans le mutisme et porte symboliquement les péchés de son peuple. Auparavant il a prophétisé contre le nouveau Pharaon Hophra et contre l'intervention de l'Egypte dans les affaires palestiniennes et a émis un oracle rétrospectif contre la royauté de Juda. L'arrivée d'un rescapé de Jérusalem, qui a dû séjourner quelques temps en Palestine, puisqu'il est arrivé en Babylonie six mois après le désastre, met fin au mutisme d'Ezéchiel. Dés lors il y a une mutation dans la manière du Prophète, qui devient pastorale : il se sent chargé de chacun de ses frères.
C'est à cette époque qu'il prononce la plupart de ses oracles contre les nations. Pendant cette période Ezéchiel travaille surtout à former âme par âme, l'Israël nouveau dont il annonce la restauration. Dans une vision étonnante, qu'on a rapproché de la République de Platon, Ezéchiel légifère pour l'avenir, en décrivant la cité du Temple, le culte divin et la terre sainte. Son souci est de bien marquer la séparation du domaine de Dieu, de faire du prêtre le centre vivant de la commuauté, de réduire les princes à venir à un rôle purement administratif. La description symbolique de la Terre, fertilisée par la source du Temple partagée entre les tribus, culmine en l'évocation de Jérusalem, cité parfaite, dont le nom sera: "Yahweh là".
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