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C'est dans le silence que l'on donne sans humilier.

 
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Traité de la prière Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
Traité de la prière
vers la prière mentale
Servir Dieu pour sa consolation ?
De l'amour imparfait
Négligence du prochain
Erreurs pouvant être dues aux consolations et visions
Vision et consolations : de Dieu ou du démon ?
Se connaitre pour éviter le démon
De l'amour imparfait à l'amour parfait
Signes de l'amour parfait
Suivre le Fils est la voie de la perfection
Laisser le Christ habiter en nous
Oeuvres de l'âme au 3ème degré
4ème état de perfection
Dieu se sépare des parfaits par union.
Les mondains rendent gloire à Dieu
Les démons rendent gloire à Dieu
L'âme du désir éternel
Exemple de Saint Paul
Causes des désirs de dissociation
Unité de l'âme par la vertu d'humilité
Dieu invite à prier
Connaissance des larmes (souffrances spirituelles)
Larmes dues aux états d'âme
Différentes larmes
résumé de ce qui précède
De ceux qui n'arrivent pas à pleurer...
Dieu servi comme Être infini
Fruit des larmes
Des mondains qui pleurent
Fruits des 2° et 3èmes larmes
Fruit des 4èmes larmes unitives
Remercier Dieu des larmes
De la lumière générale
De la seconde lumière
Troisième et parfaite lumière
Avant goût de vie éternelle
Reprendre le prochain
Ne pas juger le ténébreux
Amour de la vertu
Correction du prochain
Signes de Dieu ou du démon ?

Les imparfaits veulent suivre seulement le Père, tandis que les parfaits suivent le Fils.

1.- Je t’ai dit que ceux qui sortent ainsi dehors, montrent qu’ils ont quitté l’imperfection et sont arrivés à la perfection. Ouvre les yeux de ton intelligence, et vois-les courir sur le pont de Jésus crucifié, votre règle, votre loi et votre doctrine. Ils ne se proposent pas d’autre but que Jésus crucifié. Ce n’est pas moi le Père qu’ils se proposent, comme font ceux qui sont dans l’amour imparfait et qui ne veulent pas supporter de peine, parce qu’en moi ne peut se trouver la peine.

2.- Les imparfaits ne veulent suivre que la consolation qu’ils trouvent en moi. Je te le dis, ce n’est pas moi qu’ils suivent, c’est la consolation qu’ils trouvent en moi. Les parfaits, au contraire, font autrement : embrasés par l’amour, ils ont uni les trois puissances de l’âme et monté les trois degrés figurés sur le corps de Jésus crucifié. Avec les pieds de son affection, leur âme est parvenue des pieds de mon Fils à son côté, où elle trouve le secret du coeur et connaît le baptême de l’eau, qui a sa vertu par le sang. L’âme y reçoit la grâce du saint baptême et y devient un vase capable de contenir la grâce unie et mélangée de ce sang. (119)

3.- Où l’âme connaît-elle la dignité d’être unie et mélangée au sang de l’Agneau, en recevant le saint baptême par la vertu de ce sang? Dans le côté de mon Fils où elle connaît le feu de la divine charité. Si tu te le rappelles, ma Vérité incarnée te l’a révélé, lorsque tu l’interrogeais en lui disant : Doux Agneau sans tache, vous étiez mort quand votre côté a été ouvert. Pourquoi vouloir que votre coeur soit ainsi frappé et entrouvert? Mon Fils te répondit, s’il t’en souvient, qu’il avait eu bien des raisons ; et il te dit les principales.

4.- Son désir de sauver le genre humain était infini, et son corps ne pouvait supporter la douleur et les tourments que dans une certaine mesure ; ce qui était fini ne pouvait donc montrer l’amour infini dont il vous aimait ; alors il voulut que vous vissiez le secret de son coeur, et il vous le montra ouvert, pour vous faire comprendre qu’il vous aimait plus que ne le pouvait montrer sa mort.

5.- L’eau et le sang qui en sortirent signifiaient le saint baptême de l’eau, que vous recevez en vertu du sang ; il répandit le sang et l’eau pour marquer deux baptêmes de sang : le premier, que reçoivent ceux qui répandent leur sang pour moi : ce sang tire sa vertu du sang de mon Fils, et remplace le baptême qu’ils n’ont pu recevoir ; le second est le baptême de feu, que reçoivent ceux qui désirent le baptême avec un ardent amour sans pouvoir l’obtenir ; et il n’y a pas de baptême de feu sans le sang ; parce que ce sang est pénétré par le feu de la divine charité qui l’a fait répandre.

6.- L’âme reçoit aussi le baptême de sang d’une autre manière, pour parler par figure ; ma divine charité l’accorde parce qu’elle Voit’ l’infirmité et la fragilité de l’homme qui l’entraîne au péché. Sa fragilité, ni aucune autre cause ne l’entraînerait au péché, s’il n’y consentait pas ; mais il y tombe par faiblesse, et le péché lui fait perdre la grâce qu’il avait reçue au baptême en vertu du sang ; alors il fallait que ma divine bonté perpétuât le baptême du sang par la contrition du coeur et par la sainte confession, en s’adressant, quand on le peut, à mes ministres qui gardent les clefs du sang.

7.- Le sang est versé sur l’âme par l’absolution, et quand (120) on ne peut se confesser, il suffit de la contrition du coeur : alors c’est la main de ma clémence qui vous donne le bénéfice du sang. Mais celui qui pourra se confesser devra le faire, et celui qui le pourra, et ne le fera pas, sera privé du bénéfice du sang.

8.- Il est vrai que, quand on le veut, au moment de la mort, et qu’on ne le peut pas, on reçoit le sang. Mais que personne ne soit assez insensé pour espérer se faire pardonner ses fautes au dernier instant ; car il peut craindre que, pour punir son obstination, ma divine justice lui dise : Tu ne t’es pas souvenu de moi pendant la vie, quand tu en avais le temps ; je ne me souviendrai pas de toi dans la mort. On ne doit donc jamais différer sa conversion ; mais, alors même, on doit jusqu’à la fin espérer dans le sang et en recevoir le baptême.

9.- Mais tu vois que le baptême de sang peut toujours couler sur l’âme ; et dans ce baptême tu reconnais l’action de mon Fils. La peine de la croix est finie, mais le fruit que vous en recevez est infini à cause de la nature divine infinie qui est unie à la nature humaine finie. La nature humaine souffrait dans mon Verbe revêtu de votre humanité, mais comme les deux natures sont unies et pénétrées l’une pour l’autre, La divinité attire à elle la peine qu’elle a supportée sur la croix avec un amour ineffable, et son action peut être appelée infinie.

10.- La peine n’était pas infinie, puisqu’elle était limitée par le corps, et que le désir de souffrir pour vous racheter a cessé sur la croix quand l’âme de mon Fils s’est séparée de son corps ; mais le fruit qui est sorti de cette peine est infini comme le désir de votre salut, et vous le recevez d’une manière infinie ; car s’il n’était pas infini, le genre humain ne pourrait pas être sauvé dans le passé, dans le présent et dans l’avenir. L’homme qui m’offense ne pourrait se relever sans cesse, si le baptême de sang ne lui était accordé d’une manière infinie, et si le fruit du sang n’était pas infini.

11.- C’est ce que mon Fils vous a montré par la blessure de son côté ; c’est là que vous trouvez le secret de son coeur, parce que vous y voyez qu’il vous aime plus qu’il ne peut vous le montrer par une peine finie. Il vous le montre d’une manière infinie, par le baptême du sang uni (121) au feu de la charité divine, car c’est l’amour qui l’a fait répandre. Le baptême est donné à tous les chrétiens, et à quiconque veut le recevoir, dans l’eau unie au sang et au feu. L’âme est ainsi pénétrée par le sang de mon Fils, et c’est pour vous faire comprendre ces choses qu’il a fait sortir le sang et l’eau de son côté. J’ai maintenant répondu à ce que tu m’avais demandé.
 


 
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