Site officiel du Prieuré de Nidauzel
Ressources spirituelles
Richesses locales
Vie artistique

S'identifier

...Pour vous permettre d'accéder à toutes les publications !






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Accueil arrow Annuaire arrow Ecrits arrow SainteCatherine 

C'est par le silence que le mal est trahi.

 
TOUS |0-9 |A |B |C |D |E |F |G |H |I |J |K |L |M |N |O |P |Q |R |S |T |U |V |W |X |Y |Z

Annuaire Ecrits SainteCatherine

Traité de la prière Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
Traité de la prière
vers la prière mentale
Servir Dieu pour sa consolation ?
De l'amour imparfait
Négligence du prochain
Erreurs pouvant être dues aux consolations et visions
Vision et consolations : de Dieu ou du démon ?
Se connaitre pour éviter le démon
De l'amour imparfait à l'amour parfait
Signes de l'amour parfait
Suivre le Fils est la voie de la perfection
Laisser le Christ habiter en nous
Oeuvres de l'âme au 3ème degré
4ème état de perfection
Dieu se sépare des parfaits par union.
Les mondains rendent gloire à Dieu
Les démons rendent gloire à Dieu
L'âme du désir éternel
Exemple de Saint Paul
Causes des désirs de dissociation
Unité de l'âme par la vertu d'humilité
Dieu invite à prier
Connaissance des larmes (souffrances spirituelles)
Larmes dues aux états d'âme
Différentes larmes
résumé de ce qui précède
De ceux qui n'arrivent pas à pleurer...
Dieu servi comme Être infini
Fruit des larmes
Des mondains qui pleurent
Fruits des 2° et 3èmes larmes
Fruit des 4èmes larmes unitives
Remercier Dieu des larmes
De la lumière générale
De la seconde lumière
Troisième et parfaite lumière
Avant goût de vie éternelle
Reprendre le prochain
Ne pas juger le ténébreux
Amour de la vertu
Correction du prochain
Signes de Dieu ou du démon ?

Des signes qui font connaître si les visites et les visions spirituelles viennent de Dieu ou du démon.

1.- Je vais te dire maintenant ce que tu, me demandais sur le signe que je donne à l’âme dans ses visions et ses consolations spirituelles pour distinguer les visites qu’elle reçoit, et pour reconnaître si elles viennent de moi ou d’un autre. Je t’ai dit que le signe de ma visite était ta joie que je laissais dans l’âme et la faim de la vertu

qu’elle ressent, les sentiments d’une humilité sincère et l’ardeur de la divine charité. Tu m’as demandé si dans cette joie ne pouvait pas se rencontrer quelque illusion, parce que tu voudrais suivre la route la plus sûre et le signe de la vertu qui ne peut t’égarer. Je te dirai le piège que tu dois craindre et comment tu reconnaîtras si cette joie est bonne ou mauvaise. Voici la manière dont l’ennemi peut vous tromper.

2.- Apprends que toute créature raisonnable qui aime et désire une chose, éprouve de la joie lorsqu’elle la possède ; et plus elle aime cette chose, moins elle la voit avec discernement, moins elle s’applique à la connaître avec prudence. Elle est tout entière à la jouissance de ce qu’elle a désiré, et la joie qu’elle y trouve la rend aveugle à son sujet. Aussi ceux qui aiment et désirent trop les consolations spirituelles, recherchent les visions et s’attachent plus aux douceurs des consolations qu’à moi-même, comme je te l’ai dit de ceux qui sont dans l’état imparfait, parce qu’ils s’arrêtent plus aux faveurs qu’ils reçoivent de moi qu’à l’ineffable charité avec laquelle je leur donne.

3.- Ces personnes peuvent être trompées dans leur joie, sans compter les autres dangers qui les menacent. Comment sont-elles trompées? Le voici : Lorsque l’âme s’est passionnée pour la consolation et qu’elle la reçoit de quelque manière, elle ressent une grande joie, parce qu’elle voit ce qu’elle aime et ce qu’elle désire. Souvent ces consolations peuvent venir du démon, et l’âme en ressent cependant de la joie. Mais, je te l’ai dit, quand c’est le démon qui agit, cette visite de l’âme commence dans (184) la joie et finit dans la peine, le trouble de la conscience et l’indifférence de la vertu.

4.- Quelquefois l’âme peut avoir cette joie et la conserver jusqu’à la fin de l’oraison, mais si cette joie se trouve sans un ardent désir de la vertu, si elle n’est pas embaumée d’humilité et embrasée du feu de ma divine charité, ces visites, ces consolations, ces visions qu’elle a reçues sont du démon et non de moi, quoiqu’elle éprouve le signe de la joie. Puisque cette joie n’est pas unie à l’amour de la vertu, il est évident qu’elle vient de l’amour que l’âme avait pour sa propre consolation. Elle jouit, elle est heureuse parce qu’elle a ce qu’elle désirait, car c’est le propre de tout amour de ressentir de la joie quand il reçoit ce qu’il aime.

5.- Tu ne dois donc pas te fier à ta seule joie, lors même qu’elle durerait pendant toute la consolation, et encore davantage. L’amour aveuglé par cette joie ne peut reconnaître la tromperie du démon, s’il n’agit pas avec prudence, mais en agissant avec prudence, l’âme verra si la joie est accompagnée de l’amour de la vertu, et par ce moyen elle connaîtra si la visite qu’elle reçoit vient de moi ou du démon.

6.- Ainsi pour reconnaître quand c’est moi qui te visite, il faut que ta joie soit unie à la vertu ; c’est le signe que je t’ai donné et qui te fera discerner l’erreur et la vérité, c’est-à-dire la joie qui viendra réellement de moi et la’ joie qui viendra de l’amour-propre spirituel uniquement attaché à la consolation. Ma visite donne la joie unie à l’amour de la vertu, et celle du démon, donne la joie seulement. Quand on s’aperçoit que la vertu n’augmente pas, on doit en conclure que la joie procède de l’amour de la consolation.

7.- Je veux que tu saches que tous ne sont pas trompés par cette joie ; il n’y a que les imparfaits qui recherchent la consolation et qui s’attachent plus au bienfait qu’au bienfaiteur. Mais ceux qui sont embrasés pour moi d’un amour pur et désintéressé, ceux qui aiment le bienfait à cause du bienfaiteur et non à cause de leur consolation, ceux-là ne peuvent jamais être trompés par cette joie ; car ils ont un signe certain pour reconnaître que le démon veut les tromper en se transformant en ange de lumière et en les remplissant d’allégresse. Ils ne sont point passionnés pour la  consolation, et ils reconnaissent avec (185) prudence le piège du démon ; leur joie passe vite, et comme ils voient qu’ils sont dans les ténèbres, ils s’humilient dans la vraie connaissance d’eux-mêmes. Ils méprisent toute consolation et embrassent avec ardeur la doctrine de ma Vérité. Le démon, honteux de sa défaite, ne revient jamais ou presque jamais sous cette forme.

[incomplet, à suivre]


Recommandez (49) | L'article sur votre site ? | Pages vues: 538

Une question ?

Posez vos questions ici.
  • Les messages qui enfreignent la loi seront supprimés.
  • Vous pouvez renouveler le code de sécurité (anti robots spammeurs) en appliquant un rafraîchissement à votre navigateur.
  • Appliquer cette méthode de rafraîchissement si vous avez entré un mauvais code de sécurité.
Nom
Titre
Question

Code:* Code



 
< Précédent
Copyright 2006 Ass. Nidauzel & Editions Erémitik - Reproduction interdite sans autorisation écrite