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Page 1 sur 4 L'évêque de Césarée, Eusèbe, mourut vers le milieu de 370, assisté au lit de mort par Basile. Une grave question se posa : le choix de son successeur...
Césarée n'était pas seulement la métropole ecclésiastique de la Cappadoce : la juridiction de son évêque paraît s'être étendue sur cinquante suffragants, répartis dans onze provinces, qui comprenaient plus de la moitié de l'Asie Mineure. Dans l'état présent de l'Eglise et de l'Empire, en face de l'arianisme triomphant, devant un souverain comme Valens, ennemi déclaré de l'orthodoxie, l'élection d'un prélat aussi considérable dépassait l'importance d'une affaire locale. Les ambitieux convoitaient un des plus grands sièges de l'Orient; les hérétiques, soutenus par toutes les influences officielles, espéraient y placer un des leurs; les vrais catholiques tournèrent les yeux vers Basile, en qui se réunissaient la science, l'orthodoxie, l'éloquence, l'indomptable énergie, l'esprit de gouvernement. Basile lui-même sentait trop la gravité de la situation, pour se dérober par excès de modestie à un devoir évident. Il crut bien faire en appelant à Césarée son ami intime Grégoire de Nazianze, de qui il attendait, dans la crise décisive qu'il voyait venir, conseil et appui.
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