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Appel à Grégoire
Mais Grégoire avait une de ces âmes délicates à l'excès, facilement ombrageuses, qui répugnent à servir toute ambition, même la plus sainte et la plus légitime. Pour l'attirer, Basile crut pouvoir user d'un subterfuge. Il écrivit à son ami que, gravement malade, il désirait le voir. Sa santé toujours en péril lui permettait de parler ainsi, sans blesser matériellement la vérité. Mais Grégoire, en route vers Césarée, rencontra des évêques de la Cappadoce, qui s'y rendaient pour participer à l'élection. Il comprit alors dans quel dessein Basile l'avait mandé. Craignant, dit-il, les mauvaises langues, et s'imaginant que la tyrannie et la brigue auraient plus de part au choix du futur métropolitain que le suffrage des hommes droits et pieux, il « mit la proue en arrière » et rentra chez lui, non sans adresser à Basile une lettre d'amical reproche.
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