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Saint Basile - La persécution arienne |
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Page 1 sur 9 Basile occupait depuis un an le siège de Césarée, quand les évènements vinrent justifier la sagesse de ceux qui l'y avaient élevé. La persécution contre les catholiques était à son comble. Valens, récemment baptisé par un prélat arien, tenait ses promesses en essayant d'implanter partout l'hérésie. L'inquisition de la République contre les Catholiques va s'intensifier.
Devant cette affaire principale s'effaçaient tous les intérêts de l'État. Magistrats, généraux, soldats, y étaient employés. Les excès commis sous Constance furent vite dépassés. On imaginerait difficilement scène plus horrible que le martyre de quatre-vingts ecclésiastiques de Constantinople, abandonnés en pleine mer sur un navire auquel les bourreaux mirent le feu. Dans toutes les villes où passaient l'empereur et sa suite, les catholiques subissaient d'affreux traitements. Grégoire de Nazianze montre les églises livrées aux hérétiques, aux païens et aux juifs, l'orgie portée jusque sur l'autel et dans la chaire sacrée, des vierges outragées, des fidèles livrés aux bêtes, des évêques déchirés avec des ongles de fer, le sang chrétien inondant les pavés des sanctuaires. Au milieu de ces scènes d'horreur, Valens traversa la Bithynie. En Galatie, il rencontra moins de résistance, et fit par conséquent moins de victimes. Couvert du sang d'une de ces provinces, fort des apostasies obtenues dans l'autre, il s'avançait maintenant vers la Cappadoce.
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