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Le fils de l'empereur tombe malade
Soudain, une nouvelle se répand : le fils de l'empereur est malade, on désespère de sa vie ! Valens avait un fils unique, né en 366, et surnommé Galate, parce qu'il était venu au monde pendant un séjour de l'empereur en Galatie. Une fièvre pernicieuse venait de l'atteindre à Césarée : les médecins, mandés en grande hâte, paraissaient désespérer de la guérison. « Le malheur abat et humilie les rois, » dit Grégoire : il touche surtout le cœur des mères. L'impératrice Dominica supplia son mari de recourir aux prières de Basile. « L'enfant a été frappé, disait-elle, à cause de la manière injuste dont celui-ci est traité. » Dans l'excès de son inquiétude, Valens consentit à tout. Aussitôt contre-ordre est donné : deux officiers de la maison militaire de l'empereur, Térence et Arinthée, accourent chez Basile, au moment où celui-ci allait partir pour l'exil. Ils le conjurent, au nom de Valens et de l'impératrice, de venir sans retard au palais prier sur l'enfant malade. Basile y consent, mais sous la condition que l'enfant, qui n'était pas encore baptisé, recevrait le baptême des mains d'un prêtre orthodoxe, et serait instruit dans la foi catholique. A son arrivée, le petit prince se trouva mieux. On le crut guéri. Mais, dès que Basile eut quitté le palais, les ariens reprirent le dessus. Cédant à leurs conseils, Valens fit baptiser son fils par l'un d'eux. Presque aussitôt l'enfant mourut. « Tous les assistants, tous les témoins de ce malheur, dit Grégoire de Nazianze, demeurèrent persuadés qu'il eût été sauvé, » si Valens n'avait manqué à sa promesse.
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