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Saint Basile - Les affaires de la Cappadoce |
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Les véléités d'Anthime
Les évènements se chargèrent, du reste, de tirer d'embarras le nouvel évêque de Sasimes. Il était encore à Nazianze, peu pressé de prendre possession de son siège, quand Anthime, accompagné de quelques-uns de ses suffragants, se rendit dans cette ville. Le prétexte du voyage était une visite au vieux Grégoire ; le but véritable, profiter du mécontentement du fils pour attirer celui-ci à son parti, et s'en faire reconnaître comme métropolitain. A toutes ses avances, Grégoire répondit par un refus formel : Anthime, dépité, le quitta en raillant ce qu'il appelait son « Basilisme. » Une lettre d'Anthime vint bientôt après inviter Grégoire à son synode : ce fut le même refus. Anthime, alors, écrivit qu'il venait de s'emparer « des marais de Sasimes, » malgré les protestations et les défenses de Grégoire. Celui-ci fut probablement heureux de cette occasion de céder à la force : ne pouvant reconquérir à main armée sa ville épiscopale, il demeura à Nazianze, où il accepta d'aider son père comme coadjuteur. Il n'était point allé à Sasimes, et n'avait fait dans cette Église aucun acte de juridiction. Un accord, sur lequel nous n'avons pas de détails se fit peu après entre Anthime et saint Basile. On possède une lettre de celui-ci, adressée au sénat de Tyane et pleine des sentiments les plus conciliants. Saint Basile paraît avoir eu une conférence avec les évêques de la seconde Cappadoce. Il est probable que l'amour de la paix lui fit abandonner beaucoup de ses droits, et tolérer l'état de choses créé par les usurpations d'Anthime. Recommandez (74) | L'article sur votre site ? | Pages vues: 704
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