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Saint Basile - Les amitiés et les épreuves |
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Page 5 sur 9 Echanges entre évêques
Pendant les cinq années que vécut encore Basile, il fut en relations constantes avec le nouvel évêque. Sous sa direction, celui-ci régla les affaires ecclésiastiques de l'Isaurie, de la Lycaonie et de la Lycie. Il vint souvent à Césarée. Son arrivée y était une fête pour le peuple, qui regardait Amphiloque comme un enfant d'adoption. La solennité du martyr Eupsyque, à laquelle Basile conviait toujours beaucoup de prélats, n'eut pas d'assistant plus empressé que lui. Il se plaisait à descendre alors à l'établissement hospitalier, où s'étaient passés les jours décisifs de sa jeunesse. Avec une simplicité touchante, Amphiloque consultait sans cesse Basile. Sur toutes les questions de discipline qui embarrassaient son inexpérience, il lui demandait des solutions : de là les trois lettres canoniques de celui-ci, qui donnent des détails si curieux sur les cas de conscience qui se posaient devant les évêques de ce temps. Avec la même simplicité, Amphiloque avertissait Basile des calomnies répandues contre lui. C'est ainsi qu'il fit savoir à l'évêque de Césarée que des malveillants ou des sots mettaient en doute sa foi en la divinité du Saint-Esprit, et lui donna l'occasion d'écrire le traité dont nous avons déjà parlé et dont nous parlerons plus longuement ailleurs. Quand Basile se sentait tout à fait affaibli par la maladie, au point de ne pouvoir même se faire porter en voiture à quelque sanctuaire de martyr, c'est à Amphiloque qu'il avait recours ; à son tour, il lui demandait conseil et le chargeait de le suppléer. Le ton de ses lettres à ce fils spirituel, chaque jour plus aimé, a quelque chose à la fois de respectueux et de paternel : le langage garde la réserve habituelle à Basile; mais on devine les épanchements qui devaient remplir leurs entretiens. « Si j'avais toujours des messagers pour les porter, lui écrit-il, je ferais des lettres que je t'adresse un journal de ma vie. C'est pour moi une grande consolation de te parler de mes affaires, qui t'intéressent à l'égal des tiennes propres. »
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