Le problème de notre monde contemporain n'est-il pas à ce niveau là ? : Être libre ce n'est pas faire ce que l'on veut (l'esprit cartésien aliène la liberté alors)... Et si la liberté s'arrête là où commence celle de son prochain cela signifie que la liberté est dotée de forces contraires, contradictoires, "territorialistes"...
Mais être libre n'est-ce pas tendre vers le Bien, là où se trouve la vraie liberté... La liberté prend alors tout son sens dans la charité, car, comme elle, elle n'a pas de limites, elle embrasse tout être. La liberté n'est elle pas le support de la charité ? Et une liberté ne devient-elle pas "envoutement" lorsqu'elle se sépare de la charité ? N'est-ce pas pour cela que le plus grand Commandement repose uniquement sur la vraie liberté des enfants de Dieu "Aimer Dieu par dessus tout et son prochain comme soi-même" ? Sans aimer Dieu peut-on aimer son prochain, et sans aimer son prochain peut-on aimer Dieu ? Peut-être que la clé d'une liberté véritable est tout simplement là... Ma liberté s'arrête là où commence le mal ? Et le mal commence là où s'arrête la charité... La liberté ne peut donc être libre sans la charité puisque ces deux forces sont nées de Dieu pour nous créer à son image ? N'avoir que l'une et pas l'autre, n'est-ce pas nous défigurer nous-même comme Satan s'est défiguré lui-même par opposition ?...
Être dans le Bien, n'est-ce pas déposer sa liberté dans l'amour et non pas mettre son amour dans la liberté ? Puisque "l'Amour vous rendra libre" je ne vois plus d'autre chemin que celui de l'amour pour être totalement libre... L'amour devient donc liberté lorsque je me remets à Lui ? Dieu est vraiment formidable, comme il nous tarde d'être face à Lui après ce pèlerinage dans cette vallée de larmes où nous ne devons chercher à voir que le Bien avec les yeux de Dieu. Finalement, nous devrions être triste d'une chose; pourquoi tant d'hommes et de femmes cherchent l'éternité en dehors d'un Dieu d'Amour ou même, plus grave encore, dans son contraire ? Lorsque nous consultons les informations sur la Palestine, la guerre sans fin, nous nous demandons où tout ça conduit le monde en dehors de la meilleure arme de Satan : la désespérance...
Nous aimerions tant que chaque homme soit avec nous auprès du Père lorsque nous serons auprès de Lui. Que faire pour ne pas gaspiller notre liberté ? Nous nous installons si facilement dans les habitudes au point que même la prière peut en devenir une... Ah, rien n'est simple alors que tout est si limpide en Dieu... Nous voudrions être toujours en marche mais nous nous rappellons cette parole de l'Apôtre : "Je fais le mal que je ne voudrai pas faire et je n'arrive pas à faire le bien que je voudrai faire" (St Paul)... C'est ça qui nous maintient dans l'humilité. Un jour nous disons trois fois "je ne le connais pas" et un autre jour je répèterai trois fois "Mais oui Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime" (St Pierre)... Heureusement que Saint Pierre a été faible, car sa faiblesse est notre force, elle nous fait résister à la désolation, à la désespérance, et nous donne la force d'avancer. Gardons toujours à l'esprit cette parole que le Père Marie-Dominique Philippe avait dite à une conférence : "Les résultats (de l'apostolat, de la prière) ne nous regardent pas, ils ne regardent que Dieu." Effectivement, on ne peut être que des instruments qui font suinter la grâce de l'ouverture à Dieu chez les autres, mais on ne peut pas être la grâce elle-même... De plus, la grâce, c'est comme l'amour, on ne peut la quantifier !
Recommandez (30) | L'article sur votre site ? | Pages vues: 338
|