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(1) Cf. DE VREESE, De Handschriften van Jan van Ruusbrœc's Werken, t. I, p. 6o. (2) EpH., III, 18. (3) MATTH., XX, 28. (4) PHIL., II, 9.-10. (5) MATTH., XXV, 21. (6) Luc. XVIII, 13. (7) JOAN., VI, 57. (8) Ibid., 54. (9) Ruysbroeck établit ici une distinction entre les trois sortes d'amour que doit faire naître en nous la sainte Communion. Il y a un amour affectif, ressenti dans le cœur, qui naît de ce bienfait sans pareil, que l'on reçoit le corps et le sang du Christ. Puis, c'est un amour raisonnable, ayant son siège dans l'âme, que l'auteur désigne sous le nom d'amour de justice ou de rectitude. Enfin, il y a l'amour de l'esprit, ou amour purement spirituel, le plus élevé de tous. Ce sont ces trois amours qui font que l'on aime Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit. Cf. Noces spirituelles , 1. II, ch. XLVIII. (10) Ps. CXIX, 5. (11) Ps. XLI, 3. (12) La comparaison du denier exprime la théorie familière à Ruysbroeck touchant l'image et la ressemblance de Dieu dans l'âme. L'image est gravée sur la face nue du denier qui porte l'effigie de la sainte Trinité. La ressemblance est donnée par la croix sur l'autre face du denier et elle s'exprime par l'imitation de Notre-Seigneur et la pratique des vertus. - Cf. S. ISIDORE, Sententiæ , 1. III, c. 36, p. L., t. LXXXIII, c. 708. (13) Ps. XLIV, II, 12. (14) I. REG., XV, 22. (15) MATTH., IV, 4. (16) Luc, XVI, 19-31. (17) CANTIC., II, 4. (18) Ruysbroeck fait encore allusion à la secte des « libres esprits » dont nous avons déjà parlé. Il eut certainement à Bruxelles l'occasion de combattre la fameuse Blommardine, devenue le chef du parti vers le milieu du XIVè siècle. Le panthéisme mystique professé par la secte est ici décrit, en même temps que la tendance révolutionnaire qui se rencontre toujours chez les hérétiques de tous les temps. (19) JOAN., I, 3. (20) Les ch. XVI, XVII, XVIII et XIX en partie ne sont, en réalité, qu'une préparation à la septième clôture, qui ne commence elle-même qu'au milieu du ch. XIX : « Mais par-delà tous les modes divins...» (21) Par ce repos du septième jour. Ruysbroeck entend, dune part, la béatitude éternelle, qui est pour tous les élus, mais aussi, d'autre part, une contemplation très élevée, réservée à quelques-uns sur terre, et qui fait l'objet de la septième clôture, ainsi que du IIIè 1. des Noces spirituelles . (22) L'expression conforme à la raison répond au mot de saint Thomas secundum rationem esse , qui signifie le rôle de direction qu'a la vertu de prudence sur toutes les autres vertus morales. Nous sommes donc ici en plein dans la vie surnaturelle, et lorsque Ruysbroeck dit plus loin que cette vie est imparfaite, nous devons l'entendre en ce sens que la prudence nous poussera toujours à la faire croître. (23) Cf. Lelivre de la plus haute vérité, ch. VIII, t. II, p. 211. (24) Ce n’est ici qu'une explication du ch. XVII, destinée à introduire la quatrième manière de vie spirituelle. (25) EZECH., I, 14. - Ruysbroeck fait ici une application familière aux écrivains du moyen âge, et que nous retrouverons dans le Tabernacle, c. 117. (26) Lorsque l'auteur parle ici de s'exercer selon les quatre manières énumérées au chapitre XVIII, il semble qu'il ait surtout en vue la quatrième, qui clôt la série des procédés humains. Après quoi viennent les procédés divins, qui font l'objet du chapitre XIX. Cf. plus haut, ch. III, p. 16o, et Noces spirituelles, 1. 11, ch. LI et LIV. (27) Cf. Noces spirituelles, 1. II, ch. XXXV. (28) Pour comprendre la portée de tout ce qui suit, il faut lire le ch, XXIX du Royaume des amants, t. II. 154. (29) C'est ici que commence réellement la septième clôture, qui correspond aux dons d'intelligence et de sagesse dans le Royaume des amants . Cf. t. II, p. 165 et 177. (30) Cf. Royaume des amants, ch. XXXIV, t. II, p. 172. (31) La connaissance de vue intérieure dont parle Ruysbroeck est le plus haut sommet auquel on puisse parvenir ici-bas. L'action commune des trois divines personnes y achemine l'âme aimante par une purification successive des puissances inférieures, de l'intelligence et de la mémoire envisagée comme centre des connaissances acquises. Ces purifications sont appelées par l'auteur les trois portes célestes qui donnent accès aux trésors de Dieu. De là l'âme est élevée jusqu'au sanctuaire le plus secret, où l'essence même de Dieu se révèle par un procédé extraordinaire, qui dépasse soit la connaissance naturelle que nous pouvons avoir des choses créées et de Dieu lui-même, soit la connaissance surnaturelle donnée par la foi. C'est la connaissance de vue intérieure sans modes ; et elle est si haute qu'elle ne peut être donnée à l'âme que par Dieu directement. S'il lui plaît d'en découvrir quelque chose dès cette vie, il le fait en élevant l'âme jusqu'à lui-même et en lui révélant des choses qu'elle n'est pas capable de traduire ensuite. Mais la vision béatifique nous mettra en possession de cette connaissance face à face. Il faut noter la grande précision qu'il met à parler de la distinction éternelle qui existe entre le Créateur et la créature, même élevée jusqu'à Dieu, échappant ainsi, une fois de plus, à tout reproche de panthéisme. La comparaison du point et des lignes ne se trouve nulle part ailleurs dans les ouvrages de Ruysbrœck. Elle rappelle un passage du Paradis de Dante, où Dieu est représenté comme occupant le centre d'une circonférence, vers lequel convergent tous les esprits célestes. (Cf. Paradiso, XXX et XXXI.) (32) EZECH., I, 12. (33) Cf. La Règle de saine Benoît, c. LV. Recommandez (3) | L'article sur votre site ? | Pages vues: 625
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