|
Le livre des sept clôtures |
|
|
|
|
Page 4 sur 24 CHAPITRE II.
DU PRINCIPE DE TOUTE BONNE VIE.
Le fondement de toute sainteté est la pureté de conscience. C'est pourquoi il vous faut examiner et considérer votre vie depuis les jours de votre enfance, et si vous découvrez en vous quelque péché que vous jugiez mortel, vous devez vous en purifier devant votre confesseur et en présence de la vérité éternelle de Dieu, par la contrition, la confession et la satisfaction. Après cela, ayez sans hésiter espoir et confiance que, par la libéralité de Dieu, vos péchés vous sont remis. Mais alors même que Dieu vous a pardonné tenez-vous toujours en face de sa miséricorde et dites-lui ardemment du fond du cœur : « Seigneur, ayez pitié de moi, pauvre pécheresse (6) . » Élevez vers lui votre âme par une louange continuelle, et d'accord avec la bonté de Dieu, élargissez vos affections à l'égard de tous les saints et de tous les hommes, dans un amour éternel.
Humiliez aussi et abaissez votre cœur en grande révérence devant la haute majesté de Dieu et aux pieds de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Que ce soit là votre pratique habituelle et une bonne coutume, que vous garderez tous les jours de votre vie.
Puis, chaque matin, lorsque vous vous levez, jetez-vous à genoux et priez humblement le Seigneur afin qu'en ce jour vous puissiez le servir d'une façon qui lui rende honneur et qui soit bienheureuse pour vous, en même temps que profitable au repos et à la paix de toute la communauté. Enfin, si votre office vous en donne le loisir et si vous en avez permission de vos supérieurs, vous entendrez la messe.
|