Site officiel du Prieuré de Nidauzel
Ressources spirituelles
Richesses locales
Vie artistique

S'identifier

...Pour vous permettre d'accéder à toutes les publications !






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Accueil arrow Théologie arrow Dieu est comme une Mère arrow Reflexion spirituelle arrow Christologie 

C'est par le silence que le mal est trahi.

 
TOUS |0-9 |A |B |C |D |E |F |G |H |I |J |K |L |M |N |O |P |Q |R |S |T |U |V |W |X |Y |Z

Annuaire Reflexion spirituelle Christologie

Dieu est comme une Mère Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Prenons un homme de 40 ans ayant encore sa mère qu’il respecte et vénère et qu’il va exactement visiter chaque jour durant une demi-heure, malgré des occupations absorbantes, parlant filialement avec elle de choses et d’autres, puis la quittant régulièrement au même moment jusqu’au lendemain. On ne peut vraiment demander plus et, au point de vue des mères, il serait à souhaiter que tous les hommes agissent ainsi.  C’est l’image de l’oraison de l’âme faisant chaque jour sa méditation, ce qui est nécessaire pour commencer, et suivant fidèlement sa petite méthode point par point. C’est déjà quelque chose, mais ce n’est qu’un commencement, bien que certaines âmes croient faire merveille par leurs beaux discours et raisonnements. Supposons que l’âme soit fidèle et que Dieu la fasse avancer...

Oh, comme elle est rajeunie par ce seul fait. Ce n’est plus l’homme de 40 ans donnant une demi-heure chaque jour à sa mère. C’est le fils de 20 ans s’éloignant de sa mère sans doute pour se donner à des occupations, mais lui restant tendrement uni. Pour un jeune homme bien né, les rapports avec une mère sont encore très intimes à 20 ans.

 Voyons ensuite l’âme monter d’un nouveau degré, c’est le fils de 15 ans. A 15 ans, on demeure encore chez sa mère. On possède encore toutes les saintes et chères illusions de l’enfant au sujet des parents, de la maison paternelle, qui est tout pour l’enfant. Ainsi fait notre petite âme dans la maison de son Père Céleste. Il lui fait cette grâce demandée par le psalmiste « d’habiter dans la maison du Seigneur chaque jour de ma vie ». Cette maison, c’est celle de l’oraison, cette âme ne la quitte pas. Sans doute elle ne parle pas sans cesse à Dieu ou de Dieu, mais elle ne le quitte pas du regard, ne fait rien pour ainsi dire, sans être mue par Dieu, elle est enveloppée de Dieu, n’a plus d’autres idées que celles de Dieu.
Quel immense progrés! Ne plus pouvoir sortir de l’atmosphère de Dieu! L’âme avance.
Elle arrive à dix ans, âge où un enfant ne sait pas encore tenir de conversations comme les grandes personnes, mais ces petits entretiens n’en plaisent que mieux à sa mère.
Quel progrès quand l’âme commence à ne même plus pouvoir parler comme au temps de sa toute petite enfance !
En cet état, elle n’a plus d’autres vues que celle de Dieu, tout comme l’enfant qui ne voit que sa mère, car à cet âge, la mère et l’enfant se suffisent pleinement. Le langage de l’enfant est un bégaiement, mais combien délicieux pour le coeur de sa mère! Elle même se rapetisse pour babiller avec son enfant; ils n’ont pas besoin d’autre chose. Quelle image frappante et sublime de ce qu’est Dieu avec ses saints! Si quelque phonographe inconnu pouvait enregistrer, nous répéter l’oraison des saints, nous serions étonnés, éblouis par leur simplicité, leur enfantillage, leur bégaiement d’amour.
Cette simplicité leur est nécessaire pour ne vouloir que Dieu, pour n’avoir besoin que de Dieu au milieu de tous leurs travaux, de leurs épreuves. Dieu leur suffit, et, chose délicieuse, les saints suffisent pleinement à Dieu. Dieu n’a pas besoin d’autre chose. Il oublie tout pour ainsi dire, pour se perdre, pour s’amuser à écouter les bégaiements des saints.
Que fait à la mère tout ce qui l’entoure quand elle est là, parlant avec son enfant? Comparaison frappante, Dieu oublie tous les blasphèmes, toutes les iniquités qui mériteraient l’écrasement de la terre. L’on se demande parfois pourquoi Dieu ne châtie pas. Ah, c’est que Dieu est avec ses saints et près d’eux. Il oublie. Il ne voit pas. Il n’entend pas autre chose et c’est le bégaiement des saints qui nous obtient miséricorde.
 Continuons la comparaison commencée. Il y a un âge encore moindre pour l’enfant, c’est celui d’un an, l’âge d’un enfant qui ne parle pas, ne marche pas, ou par conséquent l’enfant vit de sa mère et repose continuellement dans ses bras, sur son coeur. C’est l’image des grands saints qui ne parlent pas: silence sacré, bien au dessus du bégaiement. Ils sont alors endormis sur le sein de Dieu, s’alimentant de sa substance, ne pouvant se nourrir d’autres aliments comme les tout-petits qui ne peuvent vivre que de la substance de leur mère. Les saints ne peuvent quitter Dieu non plus.
Est-ce le dernier mot, le dernier progrés? Pour l’enfant, l’union la plus grande avec sa mère est à l’époque sacrée où il ne fait qu’un avec elle, on ne le voit même pas , il vit en elle.
Ici ce sont les très grands saints qu’on ne peut même plus voir tans ils sont perdus, fondus en Dieu, n’ayant plus qu’une seule vie avec lui; ils sont tellement invisibles qu’ils paraissent morts et cependant, ils vivent d’une vie intime, d’une vie mystérieuse avec Dieu. C’est de cette vie que Saint Paul disait : « Nous sommes morts et notre vie est cachée en Dieu ». Nous sommes morts, on ne peut plus nous voir.

Père Dehau O.P
Recommandez (20) | L'article sur votre site ? | Pages vues: 521

Une question ?

Posez vos questions ici.
  • Les messages qui enfreignent la loi seront supprimés.
  • Vous pouvez renouveler le code de sécurité (anti robots spammeurs) en appliquant un rafraîchissement à votre navigateur.
  • Appliquer cette méthode de rafraîchissement si vous avez entré un mauvais code de sécurité.
Nom
Titre
Question

Code:* Code

 
< Précédent   Suivant >
Copyright 2006 Ass. Nidauzel & Editions Erémitik - Reproduction interdite sans autorisation écrite