Les relations de Marie avec Dieu le Père dont elle est l’ associée dans la génération du Verbe fait Chair...
Dieu, par un Conseil admirable, ayant jugé à propos que la Vierge engendrât dans le temps Celui qu’ Il engendre perpétuellement dans l’ Eternité, l’a par ce moyen associée en quelque façon à Sa génération éternelle. En effet, c’est l’associer à Sa génération que de la faire Mère d’un même Fils avec Lui. Jésus-Christ, le Dieu fait homme, appelle « ma mère » la Vierge Marie, avec la même vérité qu’Il dit à Dieu : « mon Père ». En effet, le Père de toute Eternité engendre son Fils, et donc, l’engendre au moment même où il l’ engendrait dans le sein de la Vierge. A partir de ce moment, le terme de sa génération paternelle n’est plus seulement un Dieu, mais un Homme, le Fils de Dieu. Dons, le Père engendre son Fils, alors que Celui-ci devient le fils de la Vierge; Il l’engendre dans le sein de la Vierge puisqu’Il l’engendre partout où sont présent le Père et son Verbe.
- Marie, « Fille du Père ». La bienheureuse Vierge Marie est la fille du Père, sa fille première-née, sa fille unique comme Jésus est son Fils Unique (unigenita, unigenitus). Chez les Grecs, ce tître revient souvent comme un des noms propres et distincts de Marie, nom fréquent comme Celui de la toute - Sainte ou de la « Toujours Vierge ». Marie est, en effet, la fille de Dieu, la digne fille de Dieu, la fille chère entre toutes. C’est déjà pour elle un tître qui la met hors de pair entre les enfants adoptifs de Dieu. La Sainte Eglise multiplie les tîtres. Elle la nomme : la seule fille de Dieu, comme elle la nomme, la seule immaculée, la fille unique, la première née du Père. « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, bénie comme la fille unique, vous qui avez enfanté l’Unique. La première née du Père, celle de qui naîtrait le Premier né des créatures, sur qui tout repose.
Etre fille de Dieu par adoption, c’est pour la créature, une grandeur au dessus de toute grandeur humaine. Cette filiation, bien qu’elle soit au dessous de la Filiation du Verbe, comporte pour qui la possède, une participation très réelle de la nature divine. Par elle, une âme est transformée jusque dans ses profondeurs, refaite à l’image de Dieu, divinisée. « Le Don qui dépasse tous les dons, c’est que Dieu appelle l’homme son fils, et que l’homme appelle Dieu son père. » (Saint Léon). La grâce de Marie, c’est à dire, la participation de la nature divine, base et principe de sa filiation adoptive, prime toute autre grâce, non seulement quant au degré, mais encore quant à la durée, puisque cette grâce lui fût originelle. Si toute âme sainte est fille de Dieu, parce que le Fils se l’est associée comme épouse, il faut bien que Marie soit plus excellement fille puisqu’elle est plus étroitement et plus indissolublement épouse. Et, c’est là ce qui légitime ses tîtres de fille unique, de seule fille de Dieu. Première née, elle l’est encore; car c’est elle qui s’offrit la première à Dieu quand, dans ses éternels conseils, Il décida de se former des enfants d’adoption sur le modèle de son Verbe incarné; elle aussi, qui, dans le temps, exerce auprès de ses fils le rôle de et la fonction de l’aînée; elle enfin que le Père a libéralement enrichie de tous les privilèges attribués dans l’Ecriture au premier né de la famille. Or, toutes ces grâces, toutes ces prérogatives appartiennent à Marie, parce qu’elle est la Mère de Dieu. Donc, les relations de la bienheureuse Vierge avec le Père sont la plus insigne glorification de sa divine maternité. Recommandez (11) | L'article sur votre site ? | Pages vues: 153
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